CAP en poche!
Dès que j’ai pris la décision de reprendre la boutique, je savais qu’il faudrait me former. Avoir les bases techniques et les connaissances nécessaires : reconnaître et entretenir les plantes, gérer au mieux les stocks et limiter les pertes, réaliser un bouquet ou une composition artistique tout ça pour : être crédible auprès de la clientèle et j’avoue auprès de moi-même d’abord.
Mais le temps presse : je finis mon préavis au 31 juillet, nous partons en vacances en août, je ne sais pas quand seront les prochaines !
L’objectif est d’ouvrir avant la Toussaint. Alors la solution qui s’impose est la formation en ligne, à distance et à mes heures perdues. Bon, il n’y en avait pas beaucoup au début, la création d’une entreprise et l’ouverture d’un commerce ne se fait pas en un clic ! Plan de financement, prévisionnel, charte graphique et marketing, recherches de subventions et analyse du marché….beurk, mes démons ressurgissent les maths, les chiffres, la gestion financière, oui, il va falloir les apprivoiser de nouveau.
Je visionne et télécharge tous les cours en un mois et demi, et l’échéance est claire : examen CAP fleuriste en mai. Les 80 pages de Botanique sont un peu indigestes mais avoir commencé par une formation « création et gestion d’entreprise » m’a remis sur le rail de l’apprentissage. C’est que mon cerveau n’avait pas prévu de retourner à « l’école » à 50 ans.
J’ai également la chance d’avoir été acceptée en stage chez un fournisseur, ce qui m’a permis de voir en accéléré tous les aspects du métier : bouquetterie, compositions, entretien, achats et gestion des commandes,…horaires décalés aussi ! Une équipe passionnée et très qualifiée me prend en main.
Et voilà, 10 mois plus tard, je me présente aux épreuves. À côté de Bordeaux.
Résultats le 8 juillet: je suis diplômeé d’un CAP (de plus). Je n’étais pas tenue de l’avoir pour exercer, mais j’avoue que la satisfaction de l’obtenir avec mention Très Bien m’a fait très plaisir.
Quelque part, une petite voix me disait que je devais montrer à mes enfants que oui, c’est possible si on s’en donne les moyens. Alors ce diplôme il est pour eux.
